Valles rose
Bonsoir, il se fait tard
Alors juste un tout petit passage de Valles quand il se laisse aller à la mélancolie
" J'ai le respaect du pain.
Un jour je jetais une croûte, mon père est allé la ramasser. Il ne m'a pas parlé dûrement comme il le fait toujours .
" Mon enfant, m'a t-il dit, il ne fait pas jeter le pain ; c'est dûr à gagner. nous n'en avons pas trop pour nous, mais si nous en avions trop, il faudrait le donner aux pauvres. Tu en manqueras peut-être un jour, et tu verras ce qu'il vaut. Rappelle-toi ce que je te dis là, mon enfant ! "
Je ne l'ai jamais oublié.
Cette observation, qui, pour la première fois peut-être dans ma vie de jeunese, me fut faite sans colère, mais avec dignité, me pénétra jusqu'au fond de l'âme ; et j'ai eu le respect du pain depuis lors .
Les moissons m'ont été sacrées ; je n'ai jamais écrasé une gerbe, pour aller cueillir un coquelicot ou un bleuet ; jamais je n'ai tué sur sa tige la fleur du pain !
Ce qu'il me dit des pauvres me saisit aussi et je dois peut-être à ces paroles, prononcées simplement ce jour-là, d'avoir toujours eu le respect, et toujours pris la défense de ceux qui ont faim .
" Tu verras ce qu'il vaut ! "
Je l'ai vu . " (L'enfant, J. valles)
Et c'est vrai qu'il en a vu de toutes les couleurs ce pauvre Jacques Vingtras ( alias Jules Valles, remarquez que les initiales sont les mêmes ) . Après L'enfant, il ya Le bachelier, puis L'insurgé .
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J'ai demandé à Will de me permettre de mettre ce nu lisant dans un article littéraire pour changer de mes gifs habituels ! Il a son blog sur over-blog et peint et dessine sous le nom de L. Willems
Merci, Will.
Ciao à toutes et tous
