Désert
Désert...
...pour plusieurs raisons , c'est le mot qui me vient à l'esprit !
La chaleur est écrasante ,
les ventilos n'y peuvent pas grand chose !
Pas un bruit dehors :
même les oiseaux se sont tus , et je sais que
si cette canicule se poursuit , ils disparaîtront...
Même les merles , qui sont les plus fidèles sur notre pelouse !
Où vont-ils ?
Je crois qu'ils s'envolent plus près de l'Isère
où il fait plus frais ,
où ils trouvent de l'eau
pour s'abreuver et se baigner...
Triste...
Désert...
...parce que les blogs sont abandonnés
pour quelque temps...
les coms restent sans réponse...
c'est comme une journée de lenteur...
ou de langueur...
à l'infini des dunes brûlantes et hostiles
qui vous emprisonnent...
sec , sec , chaud , chaud , la lumière vibrionne
plus rien n'est réel...
je suis retirée dans ma non-vie
recroquevillée , aveuglée ,
j'attends que ça passe ,
le soir viendra...
Désert...
...parce que je viens de refermer
le livre de Malika Mokeddem :
"Je dois tout à ton oubli" .
Un souvenir obsessionnel ramène cette femme
vers le désert d'où elle s'est enfuie trente ans auparavant :
Poussière , soleil brûlant , misère matérielle et morale ,
préjugés qui perdurent sur cette terre désolée ,
qui tiennent lieu de raisons de vivre
où il n'y a aucun espoir...
Des lieux que j'ai connus :
Oujda , Béchar , la Grande dune de Taghirt ,
affublée d'un faux-nom.
Oujda , Figuig où nous entendîmes des hurlements de souffrances
sur cette frontière sinistre en plein désert .
Il faisait nuit , nous étions partis trop tard d'Oujda...
Départ cauchemardesque vers un circuit dans les oasis
qui fut ensuite enchanteur à nos yeux de touristes...
Aujourd'hui je les vois avec le regard de Malika:
emprisonnement , désespoir ,
mariages forcés , enfantements à répétition ,
et le petit bâtard que l'on tue à sa naissance
en cachette , en famille ,
qu'on étouffe sous un oreiller ,
parce qu'il faut bien étouffer le scandale...
Un très beau livre que je vous recommande
vu le désert des blogs en ce mois d'Août...
A+
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