La mouette blessée
Une gentille Mouette...
... est venue déposer quelques gouttes de la tendresse humaine sur mon blog !
Une vague tristesse m'a étreint le coeur , un malaise indéfini qui m'a un peu mouillé les yeux , et comme je veux toujours comprendre (on me le reproche !)
je me suis étonnée de cette peine soudaine...
Voyons , il y a bien sûr La Mouette égarée par l'Amour et l'Art ,
il y a l'Albatros , le vaste oiseau prisonnier de ses ailes
martyrisé par les marins grossiers..
Mais mon émotion n'était pas d'ordre littéraire , même si peut-être la poésie aimée affine les sentiments , et nous rend plus sensible aux misères et aux beautés du monde...
Et voilà que sur cette émotion sont venues se poser quelques images , quelques secondes de ma vie d'il y a quelques mois...
Je me promenais sur la plage , il faisait un temps splendide mais un peu froid , c'est dire qu'il n'y avait pas grand monde !
J'approchais peu à peu d'un groupe de quatre ou cinq mouettes qui s'agitaient et poussaient des cris différents de ceux que j'avais pu percevoir venant de ces oiseaux habituellement ...je sentais une agitation , un désordre , une sorte d'angoisse .
Je m'approchais toujours plus , et elles s'agitaient toujours plus ,
mais bizarrement elles ne s'envolaient pas ...
Elles m'ont laissée arriver à quelques pas , et là j'ai vu que l'une d'entre elles avait une patte cassée . C'était extrêmement visible car elle n'arrivait pas à marcher et l'une de ses pattes partait à angle droit par rapport à l'autre...
"Quelle horreur , elle a une patte cassée !"
Mais nous étions trop près : les valides se sont envolées et la blessée a réussi à se traîner jusqu'à la mer pour nous échapper!
Elle a été emportée à une quinzaine de mètres du rivage par le ressac , et pendant que ses compagnes s'envolaient , elle s'est mise à tourner en rond ...un tour....deux tour... trois tours...
.Nous la regardions , muets et impuissants...
Bien sûr , elle ne réussirait jamais à prendre son envol
et elle allait tourner , tourner...
et mourir lentement de fatigue et de faim...
Elle poussait des cris affreux , mais les autres volaient très haut
et l'avaient déjà oubliée...
Durant la soirée je me suis demandé plusieurs fois si elle était morte enfin ,
si elle avait fini de souffrir,
ou si elle était toujours en train de tourner et de s'épuiser inutilement...
Et chaque fois mon coeur se serrait , une boule m'obstruait la gorge...
Je n'ai jamais supporté la souffrance des animaux , depuis ma toute petite enfance ! Aujourd'hui tout de même j'arrive à accorder plus d'importance à la vie humaine,
c'est plus raisonnable ,
mais franchement je ne sais pas si j'ai raison...
Bonne soirée
Une vague tristesse m'a étreint le coeur , un malaise indéfini qui m'a un peu mouillé les yeux , et comme je veux toujours comprendre (on me le reproche !)
je me suis étonnée de cette peine soudaine...
Voyons , il y a bien sûr La Mouette égarée par l'Amour et l'Art ,
il y a l'Albatros , le vaste oiseau prisonnier de ses ailes
martyrisé par les marins grossiers..
Mais mon émotion n'était pas d'ordre littéraire , même si peut-être la poésie aimée affine les sentiments , et nous rend plus sensible aux misères et aux beautés du monde...
Et voilà que sur cette émotion sont venues se poser quelques images , quelques secondes de ma vie d'il y a quelques mois...
Je me promenais sur la plage , il faisait un temps splendide mais un peu froid , c'est dire qu'il n'y avait pas grand monde !
J'approchais peu à peu d'un groupe de quatre ou cinq mouettes qui s'agitaient et poussaient des cris différents de ceux que j'avais pu percevoir venant de ces oiseaux habituellement ...je sentais une agitation , un désordre , une sorte d'angoisse .
Je m'approchais toujours plus , et elles s'agitaient toujours plus ,
mais bizarrement elles ne s'envolaient pas ...
Elles m'ont laissée arriver à quelques pas , et là j'ai vu que l'une d'entre elles avait une patte cassée . C'était extrêmement visible car elle n'arrivait pas à marcher et l'une de ses pattes partait à angle droit par rapport à l'autre...
"Quelle horreur , elle a une patte cassée !"
Mais nous étions trop près : les valides se sont envolées et la blessée a réussi à se traîner jusqu'à la mer pour nous échapper!
Elle a été emportée à une quinzaine de mètres du rivage par le ressac , et pendant que ses compagnes s'envolaient , elle s'est mise à tourner en rond ...un tour....deux tour... trois tours...
.Nous la regardions , muets et impuissants...
Bien sûr , elle ne réussirait jamais à prendre son envol
et elle allait tourner , tourner...
et mourir lentement de fatigue et de faim...
Elle poussait des cris affreux , mais les autres volaient très haut
et l'avaient déjà oubliée...
Durant la soirée je me suis demandé plusieurs fois si elle était morte enfin ,
si elle avait fini de souffrir,
ou si elle était toujours en train de tourner et de s'épuiser inutilement...
Et chaque fois mon coeur se serrait , une boule m'obstruait la gorge...
Je n'ai jamais supporté la souffrance des animaux , depuis ma toute petite enfance ! Aujourd'hui tout de même j'arrive à accorder plus d'importance à la vie humaine,
c'est plus raisonnable ,
mais franchement je ne sais pas si j'ai raison...
Bonne soirée
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