Une voix

Publié le par jane

J'ai écouté de l'opéra hier soir (La Traviata) et j'ai pu constater une fois de plus à quel point la voix humaine est un instrument complet , qui m'émeut toujours plus que n'importe quel instrument...A ce propos j'ai repensé à l'extraordinaire voix de la chanteuse inca Yma Sumac , et sui allée me renseigner sur son enfance et sa carrière...

Vous pourrez aller chercher vous-même si vous le désirez , je vous mets juste un petit extrait pris sur Wikipédia !
Pour ceux qui l'ignoreraient , juste ce détail : elle avait une voix qui frôlait les 5 octaves , passant d'une voix grave quasi masculine à des aigus que certains oiseaux ne doivent pas atteindre..

Le 5 avril, Véronique Mortaigne (critique "musique") écrira dans le journal Le Monde à propos de sa venue :

"Les plus dévôts (...) se demandaient encore si au premier frémissement de rideau cela n'allait pas tourner à la catastrophe. La voix d'une chanteuse capable d'escalader les octaves, de vendre plusieurs dizaines de milions d'albums à travers le monde dès le début des années 50, avait elle résisté à l'épreuve du temps ? Yma Sumac, insaississable star de l'ancienne génération, allait-elle même venir à Bourges? Elle fut au rendez-vous, à l'heure, et chanta merveilleusement bien (...). Enveloppée d'un voile vert sur vert (...) encadrée d'excellents musiciens, condition qu'elle avait elle-même mise à sa venue, huit comparses solides menés par le musicien contemporain Jay Gottlieb au piano, elle chante en espagnol, en quetchua, en anglais, parle abondamment, de sa carrière, de la douleur, de sa venue à Moscou, à Paris ou au Carneghie Hall, du plaisir qu'elle a à être à «Bourrr-je». Puis entonne un mambo, une chanson napolitaine, une autre russe (le Temps du muguet), ou encore une sublime berceuse quetchua. Elle intime à ses musiciens l'ordre d'accélérer la rythmique, chasse un papillon de nuit perdu dans la lumière des projecteurs. Puis, une heure trente plus tard, s'excuse, dit qu'elle est fatiguée, qu'elle n'aime guère la pluie, et s'en va. «On me demande souvent de chanter des notes très aiguës, dit-elle, mais ce n'est pourtant pas là l'essentiel.» De fait, l'aigu s'est émoussé. Mais la maitrise de la voix reste entière. Yma Sumac sait comment la pousser aux extrêmes, la ramener à un souffle, un frémissement, la poser, la faire jaillir de la gorge ou de la poitrine. Elle chamboule les règles, déclassifie les genres en passant d'une voix de chanteuse noire à celle d'une cantatrice classique, en change le sexe et la nature. Intemporelle, profondément plongée dans une musique qu'elle a, dit-elle déjà souvent interprétée à Biaritz, à Berlin, à Rio, il y a dix, vingt, deux mille ans ?, elle demeure." (extraits de l'article).

Elle passe ensuite en Allemagne (Hambourg), puis retourne aux Etats Unis et donne quelques concerts à San Francisco et à Hollywood.

"Ce qui me surprend le plus, c'est que je me suis rendu compte que pour les jeunes générations, les stars du rock, je suis source d'inspiration. « Yma Sumac vous êtes notre source d'inspiration ! » C'est surprenant ! Ils aiment beaucoup ma musique... quand je demande pourquoi ? Ils répondent : « Nous avons tout vos disques et nous vous aimons beaucoup ! ». Et chaque fois que je me produit à Los Angeles ou ailleurs aux USA, les rockers sont au premier rang." (extrait du documentaire : Yma Sumac : La castafiore Inca).

En juillet 1997, elle chante au festival de Jazz de Montréal (Canada).

Puis, elle prend sa retraite à Los Angeles.

Pélerinage au Pérou

Début mai 2006, Yma Sumac retourne deux semaines au Pérou pour y recevoir les félicitations du gouvernement pour son aide à la diffusion de la culture péruvienne dans le monde.

Elle y est décorée le 6 mai de l'Orden del Sol (au Palacio de Torre Tagle), la plus haute distinction péruvienne, réservée aux présidents et princes de sang.

Le 15 mai on lui remet les clès de la ville de Lima.

Elle rentre ensuite aux États-Unis en promettant de revenir s'installer au Pérou.

Elle décède dans une clinique médicalisée de Silver Lake le 1er novembre 2008 des suites d'un cancer.

 

 










Ciao




Publié dans Chants - musique

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josie 18/07/2009 11:13

Je te rassure ma chère Jane, ca va, même si en ce moment je me sens toute chose, en fait , je crois que j'ai besoin de changer d'air radicalement pour que cette boule dans la gorge cesse de m'étouffer, comment dire....une pression qui m'angoisse ! Je pense que ce sont les soucis , Gégé arrêté depuis deux mois, donc pas de vacances prévues de cet été, m'occuper des uns et des autres, me culpabiliser si je n'arrive pas à les contenter, les réflexions etc etc..... un tout qui m'emmerde ! Gégé est casanier aussi, la pêche, les potes, la rengaine ... ! Bref Gros bisous et merci !Bon week-end !

jane 18/07/2009 11:28


Tu me rassures...juste un peu....je sens que le ras de bolisme te guette...Je t'envoie un mail...


Ph Ch 18/07/2009 07:05

je connais aussi tres bien Tintin .

jane 18/07/2009 11:26


Tatintinesqueriemefaitplaisirmaisjesuissûrequetunaspasécouté . C'est Tintin chez les Incas ? J'ai oublié le titre...


Cécile 18/07/2009 06:06

Je connais cette magnifique chanteuse depuis longtemps ... et je l'écoute souvent ... généralement le CD passe en boucle pendant un bon moment !

jane 18/07/2009 11:23


C'est tout simplement fabuleux une telle voix , on a parfois l'impression qu'il y a 3 personnes qui chantent...Ca fait longtemps que je ne l'ai pas écoutée , tous mes
CD étaient dans mon déménagement...


TJ 17/07/2009 23:14

Superbe découverte! Merci Jane! Je ne connaissais pas du tout! J'arrêtais de respirer quand j'entendais Philippe Jarousky mais là!....C'est une autre dimension!

jane 18/07/2009 11:21


Je vais m'empresser d'aller écouter ce Philippe Jarousky que je ne connais pas non plus !!